Un souhait prisonnier : Chapitre 1

Ma routine sans vie.

 

Sakura dormait paisiblement dans son lit blanc à baldaquin aux draps blanc. Ses cheveux étaient éparpillés sur son oreiller en dentelles blanc immaculés. Son réveil posé sur sa table de chevet en chêne sonna. Le bruit strident raisonnait dans l’immensité de la pièce. Elle arrêta le réveil. Bien que son esprit lui criait de le balancer par la fenêtre sans aucune retenues, mais, elle ne pouvait se permettre de céder à ses pulsions meurtrières. Elle se releva avec grâce, comme si son esprit avait été toujours conscient, rendant le réveil nettement plus simple. Elle marcha gracieusement  vers son armoire, qui venait de l’un des meilleurs menuisiers européens. Aujourd’hui serait encore remplit, pour une personne normale cela signifiait que le lycée suivi d’une virée karaoké n’était jamais au programme. La rousse sortit sa tenue de sport sur mesure. Le monde des riches est bien différents des autre, pas que positivement. Elle se dirigea vers sa salle de bain privée. Elle s’y engouffra et s’y changea en vitesse éclair. Elle en ressortit sa touffe rouge retenue en une queue de cheval. Sa coiffure était remarquablement bien faite avec si peu de temps. On pouvait en déduire qu’elle avait l’habitude.

 

Elle descendit les marches de l’immense escalier recouvert d’un tapis rouge en velour. Ses gestes étaient gracieux et rapides, ne pouvant tolérer un retard. Elle jeta un coup d’œil aux immenses lustres en cristal accroché juste au dessus d’elle. En bas de l’escaliers, des servantes et dames de chambres l’attendaient alignées en lui laissant le passage libre. Seulement des femmes, jeune fille même. À cette pensée, un frisson parcourra l’enchine de la jeune fille. Elle était dégoûtée et apeurée. Oui, c’est bien connu, les femmes aux plumeaux et les hommes aux bureaux. Misogynes. Les maids baissaient le haut de leurs dos au passage de la rousse. Celle-ci marché les pieds l’un devant l’autre, le dos droit et le mentons légèrement relevé. Même si elle avait le crâne rasait, habillé à la gothique ou bien en sweet lolitat, elle serait toujours magnifique. La rousse se dirigea vers une immense et prestigieuse salle pour prendre son petit-déjeuné avant de sortir courir. Elle s’assit sur un siège extrêmement confortable, les jambes collés et penchées sur la gauche, pour un peu plus de classe. Elle osa soufflé de lassitude. La table était longue et rectangulaire, elle servait pour les banquets, mais aussi les repas normaux, seule. La salle à manger était séparé de la salle des fêtes par une arche, celui-ci était richement décoré. De chaque côté de la jeune fille, deux maids la servait, pour ne pas changer, elles inclinèrent leurs dos, et s’éclipsèrent vers la grande cuisine cachait derrière une porte coulissante. Un cuisinier arriva à la hauteur de la rousse, la salua et lui demanda son avis sur le petit déjeuner. Sakura jeta un œil à l’interminable table vêtue de dentelles. Disposé symétriquement de part et d’autre de la table, de nombreuses confiseries françaises tels les croissants les pains aux raisins et au chocolat brillés aux lumières des lustres de verres. Mais aussi des sucreries aux matcha et aux haricots rouges locaux rejoignaient l’innombrable choix de plats. Tout cela disposé sans fautes sur de belles vaisselles de porcelaines et une argenterie impeccable. Le luxe se sentait de plein nez et cela écœuré Sakura. Malgré tout, une odeur alléchante représenté ses douceurs pour les sens de la jeune fille. Elle effleuré du bout des doigts ses couverts, ses yeux onyx aux aguets avant de glisser un regard au cuisinier pour finalement se tourner face à lui.

 

<< Comme d’habitude, un sans fautes. >>

 

*   *

*

 

Elle déambulait rapidement dans les rues de son paisible, et luxueux quartier. Passant devant des restaurant étoilés, des squares impeccables, et des châteaux servant d’office de demeure. Son souffle était régulier, étant habitué, et peu de sueur dégoulinait sur son front. Elle sortit de sa poche, des écouteurs, l’un des ses trésors. C’était Kaoru qui lui les avaient offert, car Sakura n’avait pas le droit de posséder ce genre d’objet. Kaoru était surdouée en informatique, mécanique, physique, dans touts ces domaines. Plus tard elle voulait être une espionne internationale, informaticienne et programmeuse. C’était exactement dans ces talents, elle était forte en informatique, était ceinture noire de karaté, faisait de la gymnastique depuis toute petite, elle était observatrice, prudente, discrète et incroyablement perspicace, ce qui lui valait l’excellence dans touts les domaines. Sakura l’aimait, non pire. Elle pouvait aussi lui compter des défaut, comme sa maladresse et son étourderie ou bien parfois sa trop grande franchise. Elle mit les écouteurs dans chacune de ses oreilles. Sortit de sa poche un boitier noir relié d’un fil aux écouteurs et l’alluma. La musique prit possession de son esprit. Elle ferma les yeux pendant l’introduction, tout en continuant de courir rapidement. Elle commença a chanté les paroles, une voix mélodieuse sortait de ses lèvres. Sakura se sentait bien, très bien même. Lorsqu’elle courait, c’était l’un des meilleure moment de sa longue journée.

 

*   *

*

Elle était maintenant sous sa douche. Elle était levé depuis 5h15 du matin, donc trois heures qu’elle était debout. Elle venait de finir ses cours particuliers d’économie et sur son entreprise, elle pouvait enfin un peu souffler en se rendant au lycée. Elle sortit de la douche se sécha tout en se dirigeant vers son dressing. Elle sortit de celui-ci son uniforme qu’elle se hâta d’enfiler. Il était composé d’une jupe grise à la bordure rouge semblable à ses cheveux, une chemise blanche avec l’emblème de son lycée, une veste rouge, un nœud gris enroulant son col et de haute chaussettes grises arrivant mis-cuisses. Elle brossa ses long cheveux ondulé, les laissant retomber dans le bas des reins. Elle trouva deux barrettes grises dans sa coiffeuse qui l’aidèrent à retenir sa mèches. Elle prit son sac de cours et sortit rapidement de sa demeure. Sur le chemin de son lycée elle mit les écouteurs à ses oreilles, laissant la musique l’enivrer. Elle vit au loin une touffe blanche soutenue par un élastique jaune en queue de cheval. Un micro sourire traversa le visage de la rousse. Elle accouru vers la jeune chrysanthème. Celle-ci se retourna, un sourire radieux sur le visage et salua la rousse.

 

<< Yo ! salua la jeune chrysanthème un sourire espiègle traversant son fin visage.

– Yosh. répondit la rousse, sondant de ses yeux onyx en amande, les grands yeux couleur soleil de la chrysanthème.

– Tu racontes quoi? Ça allé ce matin ? s’inquiéta rapidement la jeune fille.

– Comme d’habitude. T’inquiète Kaoru. sa froideur fit froncer les sourcils à Kaoru.

– Je te connais Sakura. Dis le moi. imposa sa meilleure amie.

– Rien. Sakura prit une teinte cramoisie.

– Quoi encore lui ?! J’te jure ! Tellement tu es éprise de lui que je vais te bloquer l’accès à ton ordinateur! Au moins ainsi, tu seras plus en contact avec lui et adieu à l’ambiance fleur bleue. Je peux le faire sans problème de chez moi, de toute façon je vais le faire maintenant… la chrysanthème sourit, ayant deviné les pensées de la rousse, étant provocatrice, elle sortit son ordinateur portable de son sac de cours.

– T… Tais-toi ! De toute façon tu n’oserais pas ! marmonna plus qu’embarrassé la rousse. 

– Ah ouais ? répliqua Kaoru. >>

 

Sakura souriait. Son cœur tambourinait dans sa poitrine. Elle se souvenait de son caractère imbuvable de la veille, ayant l’habitude. Il la faisait systématiquement sortir de ses gonds. Elle avait hâte, pour ne pas changer d’être à ce soir. Elle entra avec son amie dans l’enceinte de l’établissement. Son regard se fit mélancolique. Les cerisiers était en fleur, sauf elle. Elle se donna une gifle mentale. Elle n’avait pas le droit d’inquiéter Kaoru ! Mais qui est-il parmi les petits cons du lycée..? Elle ne se posa pas plus de question. Inspirant un grand coup, elle entraîna son amie dans l’allé du lycée.

 

*   *

*

Son cours de japonais continuait, lentement mais sûrement. Elle le suivait, étant habitué et ayant le devoir d’être consciencieuse. Le dos droit, les yeux rivés sur le tableau, et les oreilles grandes ouvertes. Un bruit l’interpella vers sa gauche. Elle tourna la tête discrètement et fut cloué sur place. Elle déshabilla le jeune homme du regard, perverse qu’elle était. Il regardait le tableau d’un air détaché, la jeune fille pouvait voir ses yeux mis-clos et vitreux et verts de chat. Ses cheveux couleur encres en batailles ne lui donnait sûrement pas un air de mauvais garçon, mais plutôt décontracté. Il tourna la tête vers elle, intrigué, sentant un regard oppressant sur lui. Mais, fidèles à elle-même, elle détacha son regard du beau jeune homme et suivit à nouveau le cours, l’air de rien.

*   *

*

À la fin des cours, la rousse rangeait ses affaires, s’apprêtant à sortir de la classe sans un mot avec sa meilleure amie. Elle pensait au travail par table donnait par le professeur de japonais. Elle se retrouvais avec le brun. Celui-ci l’interpella.

 

<< Hep’ Sakura ! >>

 

Elle se contenta de tourner la tête méfiante, vers l’inconnu. D’où l’appelait-elle par son prénom? Il semble louche… Au dernières nouvelles on nomme les inconnus par leurs nom de famille.

 

<< Tu pourrais venir chez moi ce soir pour le projet. Qu’on en finisse. demanda-t-il blasé.

– Déjà tu pourrais te présenter, et ensuite ne sois pas aussi familier avec moi. trancha la rousse, désagréable.

– Seigneur je rêve… Eikichi. Eikichi Hayate. Alors ? redemanda-t-il.

– Hors de question. répondit-elle du tac au tac.

– Et pourquoi? On doit te changer la couche et te faire prendre le biberon avant de partir? questionna le brun, sans aucune retenu, le sourire au lèvre.

– T’es payé pour être con ou c’est du bénévolat? Je suis occupé donc tais-toi. argumenta la rousse furibonde, mais blessée. >>

 

Elle se leva brusquement de sa chaise, attrapa à la volé son sac de cours, et se dirigea vers la sortie.

 

<< Si je peux répondre à certaines de tes innombrables questions, non, Sakura n’a pas ses règles, elle ne peut pas se permettre tout pleins de choses. Annonça à l’attention du brun Kaoru de son bureau, assise sur celui-ci. >>

 

Kaoru balança son sac sur son épaule pour finalement la rattraper, ne lui posant aucunes questions. Le cœur de Sakura s’oppressait douloureusement. Elle s’excusa pour elle même de s’être comporté ainsi. Pourquoi fallait-il que tout soit si compliqué et qu’elle est à se poser autant de questions ? Un jeune blond au regard hautain et noisette, se posta devant elles, un rictus méprisant sur les lèvres.

 

<< T’envoies d’mauvaises ondes à trois kilomètres, la moche. il s’approcha dangereusement de la rousse.

– Oulalaa… Recule, distance de sécurité je te prie. Sinon je te castre.  s’interposa Kaoru.

– Et comment ?  provoqua le démon en s’approchant de la jeune fille un air de défi dans le regard.

– Comme ça. la rousse s’approcha du blond et lui décocha une droite, étant de très très mauvaise humeur. La jeune chrysanthème tira son amie par le bras, la tirant jusqu’à l’entrée du lycée. Kaoru ne put s’empêcher de narguer le blond d’une grimace immature. En pleine course effrénes dans la cour avant, elles débouchèrent dans le local à vélo. Elles enfourchèrent le scooter de Kaoru et partirent à toute vitesse laissant quelques gros nuages de fumée derrière elle. Les autres lycéens sursautèrent, derrière elle, le blond se jura de lui rendre la pareille.  >>

 

 

*  *

*

 

 

La rousse avait mangé, fais ses devoirs et ses cours de tenue. Il était actuellement 22H46. Elle se tenait devant la porte imposante du bureau de son père. Elle osa rentrer après maintes hésitations.

 

<< Monsieur ? appela la rousse, hésitante. >>

 

La pièce était dans le noir complet, seul les faibles reflets de la lune  et la lumière de l’ordinateur laissait percevoir la pièce. Elle était grande. Une bibliothèque tout le long du mur droit, un canapé, une table basse en verre et deux fauteuils en cuirs à gauche, près de la porte menant au bureau de la secrétaire. Derrière l’immense bureau en bois, un fauteuils en cuir était disposé où siégeait Monsieur Utau, son père. Derrière lui à sa gauche une baie vitrée menant à une terrasse ayant une vue imprenable sur le reste de la ville, et à sa droite une grande étagère était disposé, de sorte à ranger toutes la paperasse. Le contre-jour dû à la lune, déstabilisa d’autant plus la jeune fille, déjà tendu à l’extrême

 

<< Qui ose me déranger ? tonna son père, relevant son visage strict et fermée, où ses lunettes rectangulaires siégeait au bout de son nez fin. >>

 

Sakura déglutit difficilement. Ses jambes tremblotait et ses mains suaient.

 

<< Je suis venu demander votre avis monsieur. explique la rousse.

– Parles donc. la pressa-t-il.

– J’ai un projet en histoire. Un exposé sur le début de l’empire japonais en groupe..

– Avec qui?

– Eikichi Hayate.

– Je le note. le père de famille semblait préoccupait, et arqua simplement un sourcils quelques secondes.

– Il m’a demandé à la fin des cours si je pouvait venir chez lui, pour préparer le projet. J’ai refusé, voulant votre avis.

– Ne tournes pas autour du pot.

– C’était pour savoir si les deux semaines à venir je pourrais raté les cours de discipline, pour me focalisé sur notre exposé. Et à la place aller chez lui le préparer, puisque c’est un travail de groupe.

– Je veux la perfection. imposa son père, ferme. >>

 

 

*   *

*

La jeune fille était désormais dans sa chambre, rassuré que ça se soit terminé rapidement. Elle était sur son lit, en tailleur, dans sa robe de nuit en dentelle, ses cheveux tressés. Elle ouvrit un tiroir de sa commode, retira le fond et sorti le fameux ordinateur portable procuré par les soins de sa meilleure amie à l’occasion de son 14 anniversaires. Elle l’alluma, les joues cramoisies. Kaoru lui avait installé un soit-disant « jeu à la con » le nommait-elle, organisé par le lycée consistant à crée des binômes lycéens anonymes pour le bal de fin de scolarité, un certain tchat qu’entre binôme. Oui s’est complètement sans intérêt, anodin. Mais il a changé sa vie.

 

Ce type lui faisait mal, il raconter ses histoires d’une nuit, la meuf bonne du café d’en face, ou la voisine aux gros seins. Quel abruti, Sakura devenait plus possessive envers lui au fur à mesure que leur relation grandissait. Elle, pour la première fois, est tombée amoureuse. Elle est tombée amoureuse d’un inconnu. Oui elle le sait, probablement un pervers aux idées malsaines. Mais elle est tombée amoureuse. C’est irréversible. Il est devenu sa drogue positive, elle doit le voir, au moins tout les soirs. Lui parlé, le connaître plus davantage. Non elle ne doit pas, elle a besoin ! Elle est tombé malade de ce gars malgré elle. Son cœur lui a été pris à tout jamais. Elle a pensé à se déclarer, elle a pris à son tour son courage à deux mains, et c’est lancé. Elle s’en souvient comme si c’était hier.

 

Elle ouvrit l’application, une flamme d’excitation dans les yeux et le rouge aux joues. Elle lui envoya un message comme quoi elle était contente de le voir, et souriait à la vue de sa réponse. Il lui a dit trois mots, une phrase, trois son, une signification, un sentiments, si simple et pourtant si compliqué, mais magique.

 

<< Je t’aime. >>

 

 

*   *

*

Sakura rangea l’ordinateur dans son tiroir respectif, et se glissa sous ses draps blanc. Vous devez-vous dire qu’elle à la belle vie ? Elle a rien à envier, elle est belle, intelligente, riche, gracieuse, un futur prometteur, une meilleure amie parfaite, la gente masculine peut-être, en un claquement de doigt, à ses pieds, mais elle est surtout amoureuse. Mais sa vie n’est pas ce dont elle rêve, elle a des parents qu’elle ne voit jamais, qui la voit comme une vulgaire poupée, ils la voient comme l’héritière, non comme leur fille, elle vit dans la solitude. Son cadeau d’anniversaire chaque année, c’est de rester auprès de Kaoru dans le même établissement au lieu de demander un livre ou bien une entreinte. Elle est dans un lycée normale, mais ses parents voulaient l’envoyer dans une prestigieuse académie française, de ce fait ils méprisent entièrement Kaoru. Elle n’est pas elle-même, elle ne peut pas obtenir cette liberté. Celle d’agir de ses propres volontés, plus ou moins spontanément.

 

La rousse jeta un coup d’œil à sa chambre, une chambre de princesse. Des froufrous par ci, de la dentelle par là. Tout est bien rangée par ses dames de chambres, les seuls couleurs qui bercent cette ignoble chambre sont le rose et le blanc. Lorsque Sakura ferme les yeux, elle voie une chambre qui reflète sa véritable personnalité refoulée, une chambre multicolore, bordélique. Des couleurs, des souvenirs, des photos, son antre, son monde à elle, le vrai. On dit souvent que la chambre est le reflet de soi-même, non ? Elle se voit assise sur un tapis couleur arc-en-ciel, un gros casque de musique sur les oreilles, une basse dans les mains, une partition sur le sol, ses doigts dansent, glissent, sautent et appuient sur les cordes. Sakura rêve d’une vie ou elle est elle-même. Jouant l’instrument de ses rêves. La musique serait son quotidiens, chanter sans retenu, rester sans conditions auprès de Kaoru, rencontrer l’amour de sa vie, mais aussi, dans son rêve elle à des parents aimants. Leurs gifles seront remplacées par des caresses et leurs coups par des baiser. Une véritable vie.

 

Au lieu de ça, elle devra finir sa vie, seule, vers un destin non choisi, sous les coups de ses parents, les regards méprisant des inconnus, et dans sa cage en or. Oui c’est donc cela, elle est un cerisiers recouvert d’une bâche, ne pouvant grandir, profiter, et sentir le soleil caresser son écorce. Sakura rêvait que cette bâche se déchire férocement. Sous ses dernières pensées, souriante, elle s’endormit profondément.

 

 

*   *

*

Sakura souriait tristement. Son père était vieux, mais costaud. Son hématome sur la hanches lui faisait crisper le visage de douleur. Mais étant habitué, elle réussit à marcher sans boité en direction de son lycée. Kaoru l’attendait adossait au muret entourant l’immense lycée. Elle souriait, mais sa risette s’effaça vite à la vue de la rousse. Sakura ne lui parlait pas de ses problèmes, ne voulant inquiéter son amie. Mais Kaoru n’était pas dupe. Elle se contenta de prendre la rousse par la main, l’amener dans un coin de la cour isolé et enlaça la rousse contre le vieux mur de pierres. Les perles salées de son amie trempèrent le chemisier de la jeune fille. Des torrents de larmes envahissait le visage souriant de la rousse, tombant sur les mains de la fille au yeux couleurs soleil. Kaoru déposa ses mains sur les joues mouillés et normalement porcelaine de son amie. Elle lui déposa un baiser sur le son front avec une infinie douceur, qui fit écarquiller les yeux onyx de la rousse. Un regard ou bien un sourire pouvait suffire à comprendre l’autre. D’un revers de manche Sakura effaça le passage des larmes.

 

 

<< T’es vraiment laide ! s’offusqua la jeune chrysanthème. >>

 


La rousse lui fit un regard tendre et un doux sourire. Elle leva les yeux vers le soleil orangé. Elles se dirigeaient vers la porte de la classe, lorsque la rousse se stoppa net.

 

<< Que se passe-t-il Sakura ? Ça ne va toujours pas ? demanda son amie, perplexe.

– Je me demandais... débuta la rousse.

– Oui ? s’impatienta légèrement Kaoru.

-Au final, c’est quoi aimer ? >>

 

Kaoru arqua un sourcil. La fille malade à mourir d’un mec lui posait cette question ? La jeune chrysanthème se contenta de sourire. Elle comprenait, Sakura n’avait pas eu une vie rose, elle n’a pas eu l’amour qu’elle méritait mais de la solitude lui avait été privilégiait malgré elle.

 

<< À mon avis, il n’y a aucune réponse… >>

 

La rousse soupira, abattue.

 

<< Mais ! la rousse la regarda de nouveau, portant toute son attention sur les paroles de sa meilleure amie. Il y a une chose qui est sûr.

– Qu’est-ce donc ? questionna Sakura, impatiente.

– Lorsqu’on aime quelqu’un pour son physique, ce n’est pas de l’amour mais de l’attirance, lorsqu’on aime quelqu’un pour son intelligence, ce n’est pas de l’amour c’est de l’admiration, lorsqu’on aime quelqu’un pour son argent, ce ne pas de l’amour mais du profit. Mais lorsqu’on aime quelqu’un sans savoir pourquoi, là c’est de l’amour ! >>

 

 

*   *

*

Sakura marchait aux côtés du brun en lui lançant des regard méprisant qui le faisait sourire. Arrivé devant une charmante maisonnette, la rousse s’excusa de sa venu, retira ses chaussures, et suivit le brun en direction de sa chambre, débutant par les vieux escaliers de bois. Elle arriva devant une porte de bois et de papier coulissante  qu’elle s’empressa de faire coulisser dans un sinistre grincement. Elle était simple mais chaleureuse. Elle  nota rapidement le nombre surprenant d’appareils photos, caméscopes et autres gadgets.

 

<< Je vais préparer du thé et chercher des biscuits. Mets-toi à ton aise. 

– Un massage au passage aussi je te prie. taquina la rousse.

– Avec mes belles mains rugueuses ? contre-attaqua le brun. >>

 

La rousse esquissa un sourire. Tout de même, elle était extrêmement gênée. Jamais elle s’était retrouvé seule dans une chambre d’un garçon du même âge.

 

Le brun passa l’entrebâillement de la porte, posa le plateau sur la table basse et releva la tête en direction de la rousse. Il ouvrit grand ses yeux verts d’étonnement, pris au dépourvu. Elle était adossé au mur, un écouteur dans chacune de ses oreilles. La musique prenait possession de son esprit, elle semblait paisible, heureuse. Sa tête bougeait en rythme par rapport à la musique, sa queue de cheval se balançait de gauche à droite. Elle avait les yeux fermé, n’ayant pas remarqué sa présence. Elle marmonnait les paroles, sa voix était fluette et mélodieuse. La lumière du jour filtrée par la fenêtre, jouait avec les couleurs sur son visage, donnant une atmosphère magique à la scène. Quelques rougeurs apparurent sur le visage du brun, il s’ébouriffa les cheveux, gêné. La demoiselle ouvrit lentement les yeux, et les agrandit précipitamment, faisant sursauter le jeune homme. Son visage porcelaine prit la teinte de ses cheveux, elle éteignit sa musique, fourra ses écouteurs dans sa poche. Il se racla la gorge et lui proposa de se mettre au travail. Elle sourit simplement.

 

 

*   *

*

 

 

Les deux terreurs se provoquaient constamment, voulant le dernier mot. Ils étaient assis en tailleur, autour de la table basse, le rouge aux joues. Si à ce moment précis, leurs yeux avaient été troqué pour des revolvers, il y aurait deux corps inerte aux milieu de la chambre d’Eikichi. Le brun avait un biscuit à la bouche, il serait tellement fort le rebord de la table que ses phalanges devenaient blanches, tandis que la rousse tenait fermement son stylo dans sa main, dans un excès de colère, il se brisa ce qui fit sursauter le ténébreux.

 

<< T’es chiente à la fin ! Arrêtes d’être désagréable comme ça ! imposa le beau brun.

– Quoi ? Qu’est-ce-que tu veux ?! Si ça te chantes, je peux aller chasser des hérissons albinos dans les montagnes orientales d’Asie du Sud-Est ! Tu peux m’accompagner si tu veux, j’ai des fusils de hautes gammes ! proposa la jeune fille, furibonde.

– Je me salirais les mains que s’il y a des chances que tu passes devant ! déclara le jeune Hayate, son visage prenant la teinte des cheveux de la rousse.

– Merveilleux! Au moins, je me ferais pas chier à monter les marche d’un immeuble pour sauter du toit, pour en finir de cette vie avant que ta débilité m’infecte plus, triple abruti ! trancha la rousse, sortant de ses gonds définitivement. >>

 

Elle respirait bruyamment, avec lui, au moins on s’ennuyait pas. Elle fit un sourire mystérieux, étant d’humeur à le taquiner.

 

<< Idiot.

– Idiote.

– Crétin.

– Crétine.

– Imbécile.

– Imbécile.

– Abruti.

– Abrutie.

– P’tit con.

– P’tite conne. >>

 

L’atmosphère se détendit. Leurs regards se croisèrent et ils éclatèrent de rire. Puis reprirent leur sérieux et parlèrent banalement du projet.

 

*   *

*

La rousse déambulait dans les couloirs de l’établissement. Hier soir, elle avait discuté avec son amoureux, il lui disait qu’il n’allait pas bien sans lui expliquer le pourquoi de comment. Que faire quand l’être aimé est malheureux ? Ce qui est sûr c’est que sa paire l’est aussi. Sakura était dans un mal être infini. Ce qui était pire, c’est que la douleur était plus vive qu’à l’accoutumé, comme si il était plus proche. Tandis qu’elle errait sans but, le blond au regard sarcastique était dans l’encadrement de sa classe. Ses yeux noisettes hautains scrutaient Sakura.

 

<< Eh bah la moche on déprime ? son sourire s’élargit, fier de son coup.

– La ferme Taro. le dénommé se redressa, s’approcha, n’ayant nullement fini la discussion.

– Et en plus aujourd’hui t’es susceptible, c’est prometteur.

– Idiot… je… >>

 

Une main agrippa le bras de Sakura, la tira un peu à l’écart. Elle ouvrit grand les yeux. Le ténébreux lui fit une pichenette. Elle prit l’air le plus méprisant.

 

<< T’es payé pour être con ou c’est du bénévolat ? On se connait pas ! la voix de la rousse claquait, le jeune Hayate poussa un long soupir, ignorant royalement la remarque de la jeune fille.

– Les gros mots c’est moche dans la bouche des filles. se contenta de remarquer Eikichi, avant de montrer fièrement son dos à la rousse. >>

 

La rousse regardait, stupéfaite, le brun s’éloigner dans le couloir bondait d’élève. La chrysanthème était appuyé sur l’épaule de la rousse, une barre chocolaté dans le bouche, et un sourire narquois sur ces lèvres rouges.

 

<< J’attendrai, tu verras. >>

 


La fille aux cheveux couleur neige partit, dans une démarche emplit de nonchalance et désinvolture. La rousse souri, rattrapa sa meilleure amie et lui prit la main.

 

<< Attends-moi dans ce cas. >>

 

*    *

*

Les deux jeunes filles était en cours. Enfin, elles attendaient leur professeur d’anglais qui était systématiquement en retard. Elles étaient assises sur la même chaise à la place de la rousse au beau milieu de la classe, partageant les mêmes écouteurs. La rousse faisait exprès de chanter comme une casserole tandis que son amis se retenait d’éclater de rire. Elles furent interrompues par l’arrivée du professeur. Sakura pria son amie de se presser, ce qu’elle s’amusa à ignorer royalement. Celle-ci se rendit comiquement au fond de la classe. Les cours passait rapidement pour certains. Sakura était rarement assez préoccupée pour ne pas en suivre les cours. Les sentiments de son amour affluaient sur elle tel un ouragan, c’est comme si il semblait préoccupait, essayant de refouler des souvenirs douloureux, la solitude, elle connaissait. Le bureau de bois de la rousse semblait tanguer, elle lâcha son stylo et se mordit la lèvre. Pourquoi? Normalement elle n’avait pas autant mal que lui, elle ne comprend décidément rien.

 

Des questions tourbillonnait à une vitesse affolante dans son esprit. D’abord des question sur son état d’esprit présent puis sur le passé. Pourquoi était-elle tombée amoureuse de lui ? Il n’arrêtait pas de lui faire des blagues de mauvais goûts, et de se moquer d’elle dès qu’il en avait l’occasion, et ses expressions niaises et ringardes l’agacé ! Et pourtant elle était tombée raide dingue d’un inconnu. La phrase de Kaoru revint à son esprit. C’est vrai, ont est probablement amoureuse lorsqu’on ne sait pas la raison de ce sentiment et que l’on met du temps à le cerner. L’esprit de la rousse se permit de rajouter : L’amour est le seul sentiment qui se déclenche sans que l’on sache la raison contrairement à la joie, la tristesse la colère qui n’arrive pas de but en blanc, mais l’amour arrive d’un coup sans que vous n’en sachez rien, lorsque que vous vous en rendez compte c’est trop tard, vous êtes malade.

 

*   *

*

 

Sakura se retrouvait de nouveaux aux côtés du brun à se chamailler sur le chemin de son habitation. Arrivés chez celui-ci, la rousse salua sa mère, une belle brune aux yeux bleu turquoise. Sa beauté fit rougir notre héroïne qui s’empressa de s’engouffrer dans la cage d’esclaier. Dans la chambre du brun, ils n’attendirent pas les préliminaires pour s’atteler au projet. Ils se lançaient des piques de temps à autres sans plus, de toutes façon, Sakura n’était pas d’humeur, toujours aussi préoccupait, même si il lui avait un peu changé les idées le temps du trajet. Ce détail ne fit pas abstraction au regard observateur du jeune homme au cheveux corbeau. Il mit son léger côté froid, hautain et fier sur le côté et lui lança sans retenu :

 

<< Bon tu vas arrêter immédiatement ce cinéma. Je ne continuerait pas à travailler avec une greluche comme toi. Arrête de te morfondre, ou balance ce qui ne vas pas ! la rousse ne lui connaissait pas cette expression, elle arqua négligemment les sourcils.

– T’inquiètes, c’est juste qu’elle a oublié sa tétine à la crèche. >>

 

Sakura était étonné. Sa lèvre inférieur était tremblotante. Elle lança un regard au brun qui voulait en dire long sur ses pensées.

 

<< Sors. ordonna le brun, froid. >>

 

Le jeune homme  dans l’encadrement de la porte, obéit sans broncher.

 

<< Tu me caches des choses, accouche.

– C’est mon frère. révéla le brun.

– Pour une révélation… Taro… Hm, Oh ! Je veux dire cette enflure qui passe son temps à m’humilier sans raison est réellement ton frère jumeau? se rattrapa Sakura. >>

 


Pour seule réponse, le brun poussa un soupir à fendre l’âme. Sakura n’eu pas le temps d’approfondir le sujet, qu’une vague de nostalgie et de douleur arriva tel un tsunami dans son esprit pour une raison inconnue. La main de la rousse tremblait, le brun l’observer sans comprendre, elle lui faisait étrangement mal. Sakura avait mal, atrocement mal. Sous ses aires dur elle était tellement sensible. Qu’est-ce qui la mettait dans un état pareil?  Pourquoi il avait une envie subite de la prendre dans ses bras, la rassurer, lui dire qu’il est là que ce n’est que passager ? Elle tourna la tête, se mordit la lèvre, elle se leva brusquement se laissant glisser contre le mur et le frappa brusquement.

 

<< Putin ! >>

 

La rousse fronçait les sourcils. Elle semblait stupide et très lunatique à l’instant présent. Il se leva, s’approcha d’elle et il tira sur son bras l’obligeant à le regarder. Eikichi connaissait vaguement Sakura depuis le collège. Il connaissait plusieurs épisodes de sa vie qui lui permettait de faire des conclusions.

 

<< Je sais que je suis mal placé pour dire ça, mais je ne veux pas que tu fasse la même erreur Sakura ! Tu rentre dans un tourbillon stressant et omniprésent si tu continue. Je te connais un minimum tu as un caractère de merde, tu es gentille à ta façon, extrêmement désagréable, égoïste, complètement dérangé, intelligente, tu fais de ton mieux et tu es froide avec les inconnus ! Tu es froide avec eux pour une seule raison ! Il a du t’arriver quelques chose de grave, tu as peur de t’attacher pour ensuite souffrir une attitude de lâche quoi ! Je ne te demande pas d’oublier c’est une blessure à vie, je te demande juste de tourner la page !  Je t’assure que je percerai ton secret et que je t’aiderai comme il se doit. Je connais la solitude, donc, arrête ce massacre. Tu es plus forte que ça. On dirai que tu es obligé de suivre les envies des autres, de laisser ta vie être guider pour garder quelque chose en état. Mais ton âme ne ressemble plus à rien Sakura si tu agis ainsi. Tu te voile la face, penses à toi bon sang ! Tu veux quoi ? Ne plus avoir aucune personnalité ? Être un robot qui suit les ordres du maîtres ?! Si j’étais toi je me rebellerai et vivrai ma vie selon mes envies ! Libère-toi ! Si tu as peur je te promet que je t’aiderai ! balança d’une traite Eikichi. >>

 


Elle était sonnée. Il lui avait tout dit d’une traite. Malgré qu’il ne sache absolument d’elle, il s’est faufilé outre, et n’est pas allé main morte pour le lui faire comprendre. Elle vient de se rendre compte maintenant seulement qu’il est observateur. Elle baissa la tête de honte. Il posa sa main sur son crâne et l’attira à lui. Il la serra tellement fort que la rousse cru suffoquer. Elle fronça les sourcils. Tout est fini. Absolument tout. Il vient de lui mettre une claque magistrale… Elle veut être ce qu’elle désire, s’habiller comme elle veut, pensais comme elle le souhaite. Surtout réaliser ses rêves : faire de la basse, chanter, vivre son histoire d’amour, passer ses après-midi avec Kaoru. La bâche sur le cerisier vient d’être déchiré. Elle est libérée. Cela fait des années que cette idée lui trotte dans la tête. Elle s’en que cela arrive, son combat psychologique va aboutir rapidement. Le fait qu’on la secoue ainsi a un rendue bénéfique. Bien ou mal ? Elle ne sait ou la balance est le plus penchée néanmoins, le temps est compté avant que ce petit espoir soit évaporé, elle doit réagir là, dans l’instant. Sa paume se referme sur sa vie qui lui appartiens désormais entièrement de A à Z. Un sourire éblouissant se dessina sur son visage. Malgré que cela peut paraître niais, qu’elle reprenne confiance ainsi, elle savait pertinemment que cela ne durerai pas. C’est seulement une illumination, aucunement un changement d’état d’âme.

 

<< Laisse-moi un peu de temps… Désormais tu m’as légèrement chamboulé, le temps est compté avant que le peu de confiance en moi ne se dissous je dois réagir. J’ai besoin d’un objectif, donc, par pitié Eikichi, fais moi découvrir le monde. supplia-t-elle, à genou. >>

 

Oui, pour elle ce n’était seulement une personne parmi tant d’autres, pourquoi mettait-elle ainsi sa vie, son avenir entre ses mains ? Franchement, les conneries vont s’enchaîner désormais. Est-ce une bonne chose, de désirer quelques chose si ardemment ? N’est-ce pas un pêché ? Ou bien seulement un caprice passager ? Un sentiment bouillant traversait son torse, se répandait par spasme dans tout son corps. Sa gorge est sèche, ses membres tremblotent. On appelle cela une poussé d’adrénaline ?

 


Mot des écrivaines :  Soyez indulgents avec toutes fautes apparentes tel la syntaxe, la grammaire ou/et orthographe. Lorsque vous en apercevez une, nous vous prions de nous corriger poliment.

 

クラ Kura Aka アカ

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