Un souhait prisonnier : Prologue

Mon état d’esprit.

 

On dit souvent, la liberté c’est avoir l’occasion de conquérir la liberté. Je n’en ai jamais eu l’opportunité. Je pouvais juste regarder, inerte, les gens modeler ma vie selon leurs envies. Je les laisse désormais faire. Je suis épuisée. Je suis juste destinée à être sous des piles de paperasses. Les secondes, les minutes, les jours, les semaines, les mois et les années passent entre mes doigts malgré moi. Depuis toujours, mes parents ne cessent de me répéter :

 

<< Sakura! Arrêtes de faire l’égoïste, et tu reprendra l’entreprise lorsque tu seras grande. Focalise-toi seulement sur cet objectif, oublie le reste ! De toute façon, ton destin est tout tracé. Donc tu vas la fermer et faire ce qui t’es demandé ! >>

 

Ça fait mal, non pire, d’être méprisé ainsi, de plus par votre famille qui occupe normalement la première place dans votre cœur. Je ne pouvais que me taire, ayant perdu mon courage d’antan. Je ne voulais risquer de me rendre au lycée avec des hématomes sur les mollets. Mon prénom et mon nom de famille signifient « Le chant des fleurs de cerisiers ». Utau Sakura. Sottises. Les fleurs de cerisiers peuvent voler au grès du vent avec harmonie, sans vivre la vie avec des remords ou bien aimer avec des regrets. Je les envies. Chanter. Je veux chanter. J’aime chanter, mais je n’ai pas eu l’occasions de conquérir ma liberté, chanter. Je me retrouve à chanter à la juive, en secret.

Est-ce vraiment ce que je veux? Je veux pouvoir crier qui je suis jusqu’au bout de la nuit, sans retenues, tout les jours changer de peaux pour pouvoir découvrir, aimer et sourire différemment, écrire ma vie selon mes envies, comme je l’ai toujours rêvais. Impossible. Et je le sais. Je l’ai toujours su. Et je le saurait toujours. Toute ma vie. Je voudrais lors de mon dernier souffle, pouvoir laisser le voile brumeux se déposer sur mes yeux délicatement, sans douleurs. La jeunesse est le lever de l’astre, des couleurs apparaissent représentant les découvertes, les sentiments. Je n’ai pas vue le levé de l’astre, les nuages le cachaient. Mon astre et encore en pleine monté, malgré tout, aucun changement, les nuage sont présents jusqu’à la ligne d’horizon. Laissez-moi, par pitié, voir mon astre, son intensité, sa chaleur. Laissez-moi effleurer du bout des doigts la vie, un instant…

Je déteste tout le monde ! Ceux qui rient aux taquineries de leurs amis, ceux qui s’enlacent amoureusement avec l’élue de leur cœur, ceux qui ont une vie. Je suis jalouse. Verte de jalousie. Je veux leur hurler au visage… On me dit souvent que je suis égoïste et désagréable. Jamais je n’ai eu de compliments sur ma personnalité et encore moins sur la couleur de mes cheveux. Rouge, rouge sang. La même couleur indélébile de mes mains. Elles sont tâchés de ma lâcheté. Je suis un pantin brisé, fissuré, sans articulation pour bouger, je n’ai plus de voix étant interdite probablement à jamais de m’exprimer, et je n’ai donc plus de vie. Sur mon front est écrit en gros caractère, ce que pensent autrui à mon égard « Lâche ». J’ai l’interdiction de balader mes mains sur mes instruments invisibles. Mon cœur saigne. Mes joues continuent d’êtes inondés par des torrents de larmes invisibles, mes ressources sont vides. Sans liberté, nous ne sommes qu’une coquille vide. Mon intérieur, tout m’a était pris, je suis pire qu’une marionnette. Les jours s’écoulent, glissent entre mes doigts, le sablier se vide, mais je ne peux bouger, étant brisée.

En hivers, mes jours fondent comme la neige au souffle du courroux divin ; mon espérance s’abrège, s’enfuit comme l’eau de ma main, sans que je puisse y changer un ne serait-ce un détail. Au printemps, le temps vole et m’emporte malgré moi, j’ai beau vouloir le retenir, c’est lui qui m’entraîne. En été, ma vie passe comme le soleil qui laisse l’ombre derrière lui : le lever, c’est la jeunesse ; le coucher de l’astre, c’est la vieillesse. Et en automne, ma vie passe comme un torrent, qui coule sans cesse à grands flots, puis un jour il s’arrête sans que l’on ne puisse rien faire.

Lorsque j’y pense, j’aurai pu avoir une vie heureuse, Ce qui devrait être ma famille, exige la perfection. Depuis mon plus jeune âge, je passe mes journées à devoir faire de moi ce que je ne suis pas, grâce aux titanesques moyens de mes parents. Tantôt des cours de tenue, d’autre de moral, chant et de musique. Je devrais me réjouir ? Impossible. Je chante tel un robot, sans sentiments, et je ne fais pas danser et glisser mes doigts sur les touches blanche et noires du piano. Ce n’est pas ça. Ce ne sont que des foutaises. Je perds tout mon temps au lieu de jouer, retrouver d’autres jeune de mon âge, courir dans les rues, aller en ville, faire les boutiques avec ma seule amie et ma meilleure amie Kaoru. Je sens que l’on m’a dérobé une partie de ma vie : ma jeunesse.

Le lycée. C’est mon supplice mais paradoxalement mon seul repos après avoir travaillé l’aube, pour ensuite continuer le soir tard avec mes leçon de tenues. Je suis dans l’élite de l’établissement. Je suis fille unique donc seule héritière de l’entreprise « UTAU industrie ». Mes notes atteignent l’excellence et mon carnet de liaison reste vierge durant l’année.

 


Voilà, le prologue. -applaudis- Une petite modification s’imposait : le chapitre 1 était trop long. Mais aussi, il y a a une partie dont le narrateur est Sakura et une autre où il est extérieur. Nous avons décidé de faire un prologue les pensées de l’héroïne. Dîtes-nous ce que vous pensez de notre découpage.

 

♥ Allez la bise ♥

     クラ Kura & Aka アカ

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