Sehai : Leçon 2

<<  3 février 

J’ai assisté à deux entretiens d’embauches hier, l’un pour devenir professeur dans un lycée et l’autre pour être serveuse  dans un bar. 

Prof = 

  • + Salaire non négligeable 
  • + Prestige ( utile à une réunion des anciens élèves ) 
  • + Pouvoir faire des concours de copies ridicules ( très bien pour occuper un dimanche )
  •  – Devoir se lever tôt 
  •  –  Directeur zarb et pas commode 

Serveuse = 

  •  + J’vais travailler avec un Dieu Grec (le draguer en douceur) 
  •  + Horaire très flexible 
  •  + Pouvoir se foutre des clients un peu trop pompette
  •   – Salaire très faible 
  •   – Aucun prestige
  •   -Je risque de me faire aborder par des emmerdeurs 

Total : J’aurais plus à y gagner de devenir professeur.  >>

 

Yuzuki referma son journal et observa la pendule; 6h. L’insomnie le fléau du XXIe siècle. Elle se tira des couvertures incapable de se rendormir et regretta aussitôt son geste : le carrelage glacé la congela sur place. Elle rejoignit le parquet de la cuisine et sautillant alternant entre le pied droit et le gauche. Cette maison n’avait aucuns sens un parquet dans la cuisine et du carrelage dans le salon. Elle attrapa une paire de chausson au vol et se fit faire un café. Le jardin était devenus plus blanc que de la mousse à raser. Elle repéra quelques erreurs dans ce paysage à l’allure immaculé : des traces de pas, ceux d’une pointure 42 et ceux d’une chien. Conclusion Souta était sortis promener son chiot. Il l’avait reçus à Noël de la part de tout la famille. Ca avait étonnée sa tante; ce subit engouement pour les canidés. Surtout que son  » Sou-kun  » n’était pas le genre à s’attacher au bêtes à poils. Du haut de ses, prochainement, 18 ans il n’avait jamais eu un attachement quelconque. Le rejeton de son frère faisait parfois penser à un cliché, du point de vue de Yuzuki. Il la traité de dépravée et d’insouciante alors qu’elle répliqué qu’il ferait mieux de la fermer sinon elle le remettait au couches-culottes. Ce jeu il l’avait mis en place qu’en elle le gardait à l’époque où elle était une innocente collégienne.

 

<< T’es déjà debout Tati ? >>

 

En parlant du loup.

 

<< T’es pas bigleux non ?

– Charmante dés le matin. Dit il en retirant ses bottes et son manteau

– La jeunesse est bien impolie de nos jour. Déclara t-elle et se grattant le menton pour se donner un genre de vieille personne.

– … T’es ridicule.

– Ta Tati préférée est outrée ! dit elle en continuant son numéro. >>

 

Un aboiement stoppa leur échange. Souta se décida enfin à nourrir son toutou qui remuait la queue depuis un bon bout de temps. Sa tasse de café toujours dans les mains Yuzuki regardait attentivement la boule de poil. Elle n’avait pas d’aversion quelconque pour les animaux d’appartements mais ne ressentait pas le besoin fou de s’en encombrer d’un pour autant.

 

<< On peut savoir depuis quand t’aimes les animaux ? Demanda t-elle sincèrement curieuse. >>

Il la regarda comme si elle posait la question la plus stupide du monde et recentra toute son attention sur l’animal à quatre pattes qui manifesté à nouveau son existence. Yuzuki aimait son neveu, c’était une évidence elle était très proche de la famille de son frère mais avait parfois du mal à comprendre Souta. Elle ne le connaissait pas aussi bien qu’elle l’aurait voulue finalement. Le temps ou il lui racontait sa journée en primaire était révolu.

 

<< Bon j’me tire moi. Déclara-t-elle par dessus le bruit des croquettes déversées dans la gamelle du chien.

– Revient pas de sitôt.

– Sale gosse. souffla t-elle entre ses dents. >>

 

Elle attrapa son manteau dans lequel il y’avait son carnet et sortit du cocon familial de son frère.

 

<< ET ZAPPE PAS MON ANNIV’ ! hurla t-il en passant la tête par l’entrebâillement de la porte.

– Ouais ouais. Répondit elle amusée sans même se retourner. >>

 

***

 

<< Mais tu te rends pas compte de la frayeur que tu m’as fait ! Et puis qu’est-ce qui t’as pris de rentrer chez ton frère ! T’habites ici maintenant ! ET PREVIENS LA PROCHAINE FOIS ! T’es vraiment inconsciente… >>

 

La brunette n’écoutait même plus sa chère coloc’ débiter son discours. Évidemment, elle n’avait pas était fine en ne l’informant même pas qu’elle découcherait mais tout de même, une scène de cette envergure était un peu exagérée. Elle avait été séquestré par sa douce blonde armée d’une spatule en bois qu’elle brandissait à chacun de ses gestes. À genoux sur le parquets, les mains sur les cuisses et la tête baissé Yuzuki n’avait pas d’autre choix que d’accepter sa sentence.Lorsque Tamako eut épuisé toutes les manières de se faire violer, Yuzuki saisit sa chance voyant que son amie tentait de reprendre son souffle pour couper son inspiration.

 

– D’accord, d’accord je te préviendrais la prochaine fois. Dit elle en attrapant le téléphone de sa coloc qui venait de vibrer.

– C’est tout ce que tu trouves à dire ?!

– Non, on est invitées samedi pour l’anniversaire de Souta; ça te vas comme réponse ? Demanda la brunette en dévisageant son écran pour répondre, avant qu’elle ne se reçoive un coussin dans la figure.

 

***

 

La bouilloire couina lorsque Yuzu la retira du feu et versa le liquide bouillant dans deux tasses à l’effigie de Rikakuma. Elle tendit son chocolat à la blondinette affalée de tout son long sur le canapé-lit. La tête penchée en arrière, le cous sur le rebord du canap et les jambes levés au ciel elle observait les passants à travers l’étroite embrasure de la fenêtre. Tamako avait retirée ses lentilles de contact bleus et absolument TOUT ses accessoires de fervente Lolita. Affublée d’un accoutrement plus que ridicule à l’hommage d’une vache ( un pyjama vache intégrale ), un animal que les deux amies trouvent fascinant. Ses Boucles bondes tombant en désordre et touchant le sol moquetté d’un monstrueux gris gerbe. Même ainsi la blonde était fidèle à elle même et regardé une comédie romantique se passant au 19° siècle, l’apogée des froufrous et autre sortes de dentelles.

 

Bon c’est bien ? J’ai bien envie de me faire un film ce soir. Déclara la brune en posant les Mugs sur  »  leur table basse  » réalisé grâce à un empilement de boîtes à chaussures. La blondinette étant assez dépensière en matière de pompes …

 

– T’es sérieuse ? demanda dubitativement sa colocataire en fronçant le nez sous l’étrangeté des dires sa  » tendre  » et suspecte amie ce soir.

Pour toute réponse la brune vira la jambe gauche de la Lolita qui avait glissé sous le choc de la demande de Yuzu. Ce geste fit reprendre à la blonde une position plus adéquate; couchée et la tête sur les genoux de sa brune qui avait astucieusement réussie à se faire pardonner en acceptant de regarder le film culte de Tamako.

– Je croyais que tu << exécrer >> les films à l’eau de rose. cita la dénommée Tama.

– Bah le coup de l’aéroport me saoule .. Souffla t-elle les yeux pourtant rivés sur l’écran, re-serrant son emprise sur la tasse ou fur et à mesure que le scène dite  » d’amour passionnel  » devenait plus .. osé.

Amusée Tamako esquissa un sourire mi- » mais bien sur tu me prends pour une tarte  » et mi- » j’le savais « . Elle re-concentra  son attention sur le film et continuant néanmoins leur conversation en décrétant que les scènes à l’aéroport étaient toujours à la fin des films : le héros se rendant compte à quel point il aimait la nana qui avait tout fait pour qu’il le remarque, se rendant à l’aéroport pour empêcher sa dulcinée de le quitter. Roulage de pelle. Fin et générique. Un éternel classique dira t-on.

Tamako releva la couette qu’elle partageait et finir par retomber en adolescence en se matant tout les films à dispositions qu’elles possédaient. Elle finit par se lever pour faire des popcorn alors que sa colocataire tremblée devant  » Alien « , la suppliant de se dépêcher tout en faisant mine de rire des éclaboussures d’hémoglobine.

La blonde chaussons aux pieds chercha son cellulaire mais le découvrit loin d’elle. Constatant qu’elle avait la flemme de le chercher elle se saisit du carnet de recette étonnamment cliché, de son amie. Elle le feuilleta dans l’espoir de trouver la recette. Ce carnet était plus un fourre tout qu’un véritable livre de recette ou journal. La brunette notait tout ce qui la marqué et Tama se souvenait que les popcorn en faisait partis. C’est sans surprise la blonde tomba sur quelques photos glissés entre certaines pages . Constatant que son amie avait pris un grand soin à noter les numéros de chaque personne qu’elle rencontrait et les gardant, bien qu’à l’évidence elle n’en avait utilisé aucuns depuis au moins 8 ans. Elle sourcilla néanmoins légèrement à la vue d’un cliché qu’elle avait prise lors de leur seconde années de collége. Elle hésita à la jeter mais n’en fit rien après réflexions. Yuzuki était grande, si elle jugeait bon de conserver ce souvenir c’était qu’elle ne devait pas s’en mêler et puis le sourire de la brune accrochée au bras de leur grand ami de l’époque n’avait pas de prix.

 

<< – Tama.. ! Couina Yuzuki la pense vide. Tu te grouilles ou je le fait moi même ?

 

– Je me dépêche. dit elle en tournant le tête à son amie, reprenant le cours de sa recherche. Bon c’est comment qu’on fait des Popcorn ?

 

***

Aoi allongé sur le lit double, le torse dénudé, les bras repliés sous la nuque; se creusant l’esprit en même temps que sa tombe. À force de vouloir à tout pris trouver quel genre de mec pourrait faire battre le coeur de la jeune femme allongée à cotés de lui, la tête retenue par son bras, maudissant le jour où elle avait rencontré son acolyte; il avait finit par la mettre en rogne.

 

<<– Je suis sur que les lunetteux c’est ton truc ! déclara t-il soudain en dessinant du doigt une paire de lunette imaginaire dans le vide de la chambre.

 

Va crever Aoi. Dit elle en passant une chemise de façon à couvrir son corps on ne peut plus nu. Se dirigeant vers la salle de bain en attrapant ses fringues, elle surprit le dénommé Aoi la dévorer du regards. Je compte pas recommencer. J’ai du Taff. Conclue t-elle catégoriquement.

Les yeux vert d’eau du Noiraud aux cheveux légèrement bleu nuit, du à ses nombreuses couleurs, se révulsèrent outrés par les dire de la jeune femme qui se glissa derrière le battant de la porte. Il se redressa sur ses jambes et saisit son boxer et son jeans, et entra dans la pièce à son tour.

– C’était pas ce que je voulais dire et tu le- il se tut remarquant que la jeune femme essayer désespérément d’agrafer son  soutif galérant quelque peu en pestant contre sa souplesse inexistante.

– Tu m’aides ? demanda t-elle sans lui jeter un regards.

Le noiraud se sentit rougir ce qui entachait grandement  sa virilité mais il se faisait timide dés que la jeune femme lui demandait ce genre de chose. Il s’approcha doucement d’elle toujours torse nu, il attrapa maladroitement les deux partis du vêtement et fit tout son possible pour les accrocher de manière correct. Frôlant légèrement la peau de la jeune femme du bout des doigts, faisant frissonner cette dernière parfaitement consciente qu’elle le perturbait déjà toute habillée et le rendait dingue déshabillée alors l’entre deux n’en parlons pas ! Très fière de l’effet qu’elle lui faisait la demoiselle se retourna lentement et sensuellement laissant le temps à son vis à vis d’observer son décolleté. Relevant les yeux de gênes jusqu’à ceux de son amante, doux mélange d’amande et de dorée le faisant littéralement fondre. Mais son regards encore plus mal à l’aise à cause de l’ambiance qui régnait dans cette salle de bain, voulut à nouveau s’échapper mais la brune-rouquine caressa lentement sa joue da sa paume, sa seconde main toujours posé sur le rebords du lavabos. Appuyée sur ce dernier elle effleura la jambe du jeune homme se son pied, et de manière très sensuelle retira sa main de la joue brûlante du Noiraud. Le regards encré dans celui de son partenaire elle allait tenter une nouvelle approche lorsque ce dernier posa ses mains de chaque cotés de sa taille, rejoignant celles de la demoiselles déjà sur le rebord du lavabo. Comblant la distance entre leur corps, la jeune femme sentit le souffle brûlant de son partenaire sur ses lèvres closes. Le regard plein d’envie elle le balada sur le visage du jeune homme en sentant très bien les yeux du noiraud qui la dévoraient désir. Posant finalement ses lèvres sur celle de sa compagne lui procurant un frisson de plaisir qui l’ébranla de tout son être. Mouvant leur lèvre au rythme de leur pulsion cardiaque les deux complices approfondirent ce baiser si agréable. Aoi ouvrit légèrement les yeux pour profiter du visage si beau qu’il avait rien que pour lui. Pour rien au monde il n’aurait laisser quelqu’un lui retirait son amante. C’était la seule chose qu’il chérissait plus que tout.

 

***

Yuzuki emmitouflée dans son manteau gris à l’intérieur rose saumon, des mitaines aux mains, un béret noir et des boots marrons aux pieds se demandait avec beaucoup d’interêt si prendre un parapluie serait utile. Les prévision météorologique étaient optimal + les instincts féminins de Tama  les instincts ( assez pourris ) de Tamako = prendre un parapluie à cas où.

La brunette quitta leur appart non sans mal en refermant la porte sur une Lolita complètement explosée sur leur canap, avec scotché sur le front le message suivant : << Je reviens dans 2h. Va faire les courses gros tas ! >>. Ses cheveux ondulant- à l’occasion coiffé d’une simple couette de cotés lui tombant sur l’épaule droite- aux rythmes de ses pas, Yuzu se dépêcha, son sac en bandoulière pendant à son autre épaule menaçant à chaque mouvement de tomber dans un fracas monstre. Elle s’engouffra dans un dédale de rue en faisant un signe à chaque personne qui ne lui était pas inconnus, soit pratiquement chaque passant en ce début de matinée.

<< – Ah mais c’est la mignonne Uno ! Viens par ici ma chérie j’ai un petit remontant pour toi .. lui susurra la propriétaire du supermarché à coin de la rue.

– Sérieusement Makita-san ? Vous savez que je tiens pas le saké … Soupira t-elle en repoussant la bouteille que lui tendait la dénommée << Makita-san >>.

– T’as vu la tête que tu tires ? Surement puisque que tu t’es peignée comme une fille bon chic bon genre ! Pesta la cinquantenaire.

– On boira plus tard Makita-san. souffla la brunette en prenant ses jambes à son cous. >>

 

Makita Kotone portait fièrement son titre de pompette de chef du quartier. Toujours prête à converser sur tout et rien c’était une mine à commérage. Elle s’était prise d’affection pour Yuzuki et Tamako, comme la plus part de leur voisin en vérité. Le quartier étant principalement actif la nuit grâce aux nombreux bars, salles d’arcades et autres divertissement nocturnes- les Love Hotel et les SexShop étant inclus- il n’en était pas moins relativement sûre. Evidemment le frère chéris de la brunette avait immédiatement tenté de rapatrier son ADN au domicile familial mais après de cuisant échecs il avait abandonné. Yuzuki, elle, apprécié vraiment son quartier. Elle n’était pas une grande romantique et se satisferait donc du manque crucial de végétations et des bâtiments très terne le jour. Seulement lorsque que la nuit pointée le bout de son nez, les multiples devantures sortaient les pancartes lumineuses, les lanternes rouges et toutes les fenêtre s’éclairait pour ne s’éteindre qu’au levé du jour. Si la brunnette appréciait le soir elle aimait aussi le matin; les frimousses endormis des enfants qu’elles croisaient dans le métro, les multiples collégiens paniquant pour leur exam et les lycéens profitant simplement de leur musique en partageant l’un de leur écouteur avec l’élu(-e) de leur coeur. Lycéens auquel elle n’enseignerait rien si elle n’accelerait pas le pas.

Enfin arrivée devant le dit lycée qui avait accueillis le fond de son estomac dans ses toilettes- incroyablement propre au passage- Yuzuki inspira longuement l’odeur des lieux ne sentant rien d’autre que le parfum de l’hivers. Cette fois çi personne ne l’attendait à l’entrée, elle sonna et dut invitée à entrer lorsque le concierge des lieux vint lui ouvrir. C’était un jeune homme ne dépassant pas la trentaine; habillé du combinaison assez laide rappelant à tout les étrangers des lieux le poste qu’il occupait. Criblé de tâches de rousseurs, chose assez rare pour un asiat, ses cheveux flamboyant accroché en une petite queue de cheval basse lui tombant dans la nuque. Yuzuki lui demandât son chemin jusqu’au bureaux de l’aile Est, ne se souvenant plus dans quel endroits elle fait passé son entretien, mais le jeune homme referma la grille sans lui répondre et retourna tout sourire vaquer à ses occupations. La brunette étonnée par son comportement suivit son instinct. Elle s’engouffra derrière les lourdes portes de bois et pensa que cette école avait des airs de pensionnat très classique européens. Elle passa devant le guichet évidemment délaissé et continua son parcours dans les longs couloirs en faisant claqué ses talons à chaque pas. Elle finit par trouver la porte à laquelle il lui fallait frapper, l’inscription << Bureau du proviseur >> gravé sur une plaquette de métal couleur or était accroché sur la porte, encore et toujours en bois.

 

<<- Entrez. Tonna une voix grave en monocorde qui fit se tordre une cheville à la jeune femme étonnée par le timbre si grave du directeur  » aurait il pris froid ?  » ne put s’empêchait de penser Yuzuki . >>

Nullement impressionné Yuzuki fit apparaitre le bout de son crâne par l’entrebâillement de la porte, se bagarrant avec cette dernière pour l’ouvrir afin de laisser passer le reste de ses membres. Quand son dur combat fut terminer elle remarqua enfin le directeur à contre jour, ne la laissant que discerner sa silhouette. Il était comme la dernière fois vêtu d’un ensemble gris, une cravate impeccable et toujours une coiffure a effrayé les physiciens. Cette fois-ci Yuzuki eut le temps de détaillé  » l’oeuvre d’art « , sa masse capillaire longue, sans doute devait-il les avoir tombant jusqu’au reins, coiffé en un nid d’oiseau lui laissant la liberté d’installé une petite touche personnel sur le haut de son crâne. Aujourd’hui il avait donc opté pour une miniature d’une grand roue que l’on peut trouver dans toutes les foires du pays.

Après avoir longuement observé la coiffure du proviseur toujours de dos fixant la fenêtre, la brunette laissa son regard sautiller d’objet en objet. La pièce était plutôt grande; la porte donnant sur un grand bureau en bois- encore et toujours- trônant devant sur une baie vitrée entrecoupé par des formes en arabesque doré, renforçant le cotés pensionnat de richouille européens. De chaque cotés de la baie, un grand rideau de velours vert foncé pendait. Une énorme bibliothèque ornait le mur cotés droit, pleine à craquer cette dernière regorger d’exemplaire de célèbre auteur comme : Haruki Murakami, Oe Kenzaburo, ou encore Emoto Masaru- en sachant au passage qu’à part Murakami je n’en connait aucun-. Mais le plus effrayant était sans aucuns doutes le tapis de dossiers ornant le parquet. Des dossiers scolaires, d’inscriptions, ou encore de facture pour le panneau de basket à faire remplacer. Ce directeur était un acharné, un original mais un gros bosseur. À en jugé par la boîte de comprimer sur la table, il devait être là depuis la nuit dernière. Yuzuki en fut convaincus en voyant les multiples tasses empilés façon châteaux de cartes.

 

<< Bien nous pouvons commencer. Entama ce dernier en se raclant la gorge et en s’asseyant enfin, désignant un fauteuil de cuir rouge faisant face à son bureau, à l’attention de la Brunette. Bien, la dernière fois que nous nous sommes vu vous n’étiez pas au mieux de votre forme n’est ce pas ? Dit-il en riant légèrement.

 

– Une sale tradition d’étudiants avant un entretien .. Souffla la brune en esquissant un sourire gênée en se remémorant la scène.

 

Ne vous en faites pas, une cuite arrive de temps en temps. Conclut le proviseur. Mmd Uno vous semblez de toutes évidence quelqu’un de totalement irresponsable, enfin c’est le cotés que vous m’avez montré .. Soupira t-il du bout des lévres comme si la fatigue le prenait tout d’un coup.

Yuzuki eu un sourire amusée sur le visage; elle ne savait vraiment pas où il voulait en venir et la situation actuelle l’agacé au plus au points. Elle répondit donc du tac au tac :

 

– Mais quand bien même c’est moi qui est eu le poste.

 

– En est fait. Lâcha t-il après un silence. Son sourire s’élargissant face à l’attitude de la jeune femme, il se dit qu’il n’aurait pas pu trouver mieux. Je n’ai pas besoin d’un professeur lambda.

Yuzuki qui avait croiser les jambes, fronça les sourcils en acquiescent signalant à son interlocuteur qu’il pouvait continuer.

 

– J’ai feuilleter votre CV. À part des petits boulots comme caissière, aide à domicile vous n’avez aucune expérience professionnel. Votre parcours universitaire et lui par contre excellent mais .. Il marqua un temps d’arrêt et lâcha les feuilles qu’il tenait entre les doigts et toisa Yuzuki du regards. Il est pas aussi banale et ennuyant que n’importe quel autre CV  partis ce que j’ai vu défilé.

 

– Cependant ? Il y a forcément une raison pour que vous m’ayez choisis.

 

– Connaissez vous votre particularité ? Votre part d’originalité ?

 

– Pardon ? C’est vous qui dites ça ? dit elle avec un sourire amusée et surpris.

 

– Du tac au tac, les yeux rivés devant vous. Peu de gens possèdent autant de confiance vous savez. Débita t-il le plus sérieusement du monde. Voyez vous Mmd Uno, je cherche à aider les gens. Je pense très sincèrement que pour les aider autant le faire dés leur enfance. Mais .. Quand on ne vous aide dés cette période plus personne ne s’y colle plus tard. Mon but et d’aider mes élèves. Ce lycée est l’endroit où tout les originaux, les rejetés par la sociétés, tous trouveront une place dans cette établissement. Et vous vous leur enseignerez comment se faire une place dans leur monde.

 

– C’est une utopie. Ce n’est pas réalisable; il y a certainement des milliers d’élèves qui souffrent de multiples manières à travers tout le pays et vous voulez être leur sauveur ? Que ce lycée les aide ? Vous avez de grand espoir irréalisables.

 

–  C’est cela Mmd Uno, je supposes vu votre ton que vous ne voulez pas m’y aider ? Demanda t-il en soupirant conscient de sa demande particulière.

 

La brunette braqua son regards sur son interlocuteur. Ses jambes qui pendant tout ce temps avaient été croisé se délièrent.  Elle se leva sans un mot, elle lissa sa jupe du plat de sa main, attrapa son sac et se dirigea vers la porte à grandes enjambées faisant claquer les talons de ses boots. Sa main s’arrêta sur la poignée de porte avant de lâcher :

 

<< Nous disons donc Lundi même heure ? >>

 

Et le directeur, bien que déjà assis, fut totalement sur le cul. Il esquissa un sourire; cette année là s’annoncer intéressante…

 

 


 

Ahah après la porte complètement défoncée nous vous présentons : la table basse faites avec des boîtes à chaussures ! Chacun ses tripes écoutez xD

N’hésitez pas à laisser vos avis ça aide vraiment beaucoup et c’est toujours sympas !

 

♥La bise~♥

 

クラ Kura & Aka アカ

 

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